Chargement Évènements

« Tous les Évènements

  • Cet évènement est passé

Christian OLIVIER ( Têtes Raides )

6 avril - 20h00

18€

Chez Paulette a le plaisir de vous présenter :

– Christian OLIVIER, chanteur des Têtes Raides –

Les belles histoires commencent toujours par « il était une fois ». Il était une fois, donc, un homme au galurin noir et à la gorge rauque, Christian Olivier, poète, chanteur, compositeur, conteur, sculpteur, auteur, écrivain, musicien, graphiste, homme-orchestre et chef de gang. De Têtes Raides en Chats Pelés, de Prévert en Vian, le parcours de cet inclassable et inlassable iconoclaste, a toujours été guidé par la poésie. Toute la poésie, toutes les poésies. Pas étonnant qu’il soit un jour tombé tête (raide) la première, amoureux des poètes russes du XXème siècle. Jusqu’à en faire un bouquin, plusieurs spectacles et, ce qui nous préoccupe aujourd’hui, un disque de chansons. Car Le ça est le ça, le nouvel album solo de l’olibrius, n’est ni une anthologie de la littérature soviétique, ni un bréviaire révolutionnaire. Mais bien une œuvre poétique et musicale accessible à tous, qui s’inscrit à merveille dans la lignée artistique de Christian Olivier, têtue, rude, lyrique.

L’histoire débute il y a quatre ans, bien avant les événements ukrainiens que l’on sait, lorsque Christian, déjà fan d’auteurs comme Vladimir Maïakosvki ou Alexandre Blok, décide de se lancer dans un projet un peu fou, mettre en musique les poètes de la révolution d’Octobre : « Ce qui m’a ému chez eux, moi qui ne suis pas un spécialiste, avoue-t-il, c’est le côté très viscéral de leur écriture. » Restait, lui qui ne parle pas un mot de russe, à dénicher des adaptations idoines. C’est la rencontre avec André Markowicz, traducteur, éditeur et poète spécialiste de la littérature russe, qui va déclencher tout le processus : « Il a commencé par me dire « fais le toi-même »… Puis nous avons travaillé ensemble, sur la base de traductions mot à mot, jusqu’à en tirer des textes capables d’être interprétés en parlé-chanté.« 

Au générique, douze poètes de l’époque révolutionnaire ( Maïakowski, Pasternak, Essenine, Akhmatova, Harms, Blok, Tsvetaïeva, Bounine, Volochine, Klebnikov, Zdanevitch, Mandelstam), plus un texte d’Alexandre Pouchkine, du siècle précédent mais leur père spirituel à tous. Au gré des adaptations, certains riment, d’autres pas, tous sont traversés de cette impétuosité que les clichés attribuent à l’âme slave mais qui témoignent surtout d’une exaltation lyrique propre à la littérature russe.

L’ensemble paraît d’abord sous la forme d’un livre baptisé La Révolution au cœur, traversé par un conte écrit par Christian, et qui fera l’objet de plusieurs lectures musicales, en compagnie d’André Markowicz et de musiciens. Car la musique, omniprésente, est un élément à part entière du projet, qui trouvera sa plénitude sur le disque, rebaptisé Le ça est le ça : un éblouissant collage sonore de mazurka, de rock, de dub, de goualante ou d’électro, parsemé de brisures rythmiques et de bruitages évocateurs, chants, chœurs, monologues, samples. Une véritable symphonie d’images, réalisée et peaufinée par Edith Fambuena, productrice entre beaucoup d’autres de Bashung, Higelin, Daho, Thiéfaine ou Zazie, et qui avait déjà collaboré avec Christian Oliver et les Têtes Raides.

Treize titres donc, treize chansons, scandées du gosier d’airain de Christian et ourlées de musiques adaptées à chaque poème : acrobatique, dans le titre éponyme « Le ça et le ça », gymkhana d’allitérations sifflantes que n’aurait pas renié Boby Lapointe ; symphonique dans « Le concert à la gare » qui peut parfois rappeler Léo Ferré ; tournoyante dans « Dans le brasier de neige », chanson d’amour et de deuil ; martiale dans « Ordre n°1 à l’armée de l’art », proclamation révolutionnaire dadaïste ; frissonnante dans « Nous nous assîmes », évocation glaciale d’une nuit enneigée ; nostalgique dans « Mal du pays », ode poignante aux déracinés. Des musiques qui, plus que des ambiances, évoquent des images, des sensations : l’obscurité dans « Pays recommandable, le néant », la terreur dans « La hache », la plénitude dans « Ce qui est beau, ce qui élève » ou le vécu des journées d’octobre 1917 dans « Souvenir ». « Je voulais éviter le folklore, le traditionnel, précise Christian, pour que la musique soit écoutable même par quelqu’un qui ne connaîtrait pas la genèse, comme des chansons contemporaines.« 

Outre le disque, le projet est destiné à être décliné en plusieurs formats : lectures musicales, concerts et pièce de théâtre. Un « chantier » comme il dit, qui absorbera Christian Olivier jusqu’en 2024. « Nous sommes les écrivains du couteau » proclame le texte de « Voix et chants de rue ».« Alors, dans la rue, à l’ouvrage, les futuristes, les poètes, les tambours ! » renchérit le poème « Ordre n°1 à l’armée de l’art ». Décidément, tout est dit.

Découvrir plus de Christian OLIVIER

Infos pratiques :

ouverture des portes : 20h00
début du concert : 20h30

prix du billet en prévente internet : 18€
prix du billet caisse du soir : 20€

Détails

Date :
6 avril
Heure :
20h00
Prix :
18€
Catégorie d’Évènement:
Évènement Tags:
, ,

Lieu

Chez Paulette – salle de concert
343 rue Régina Kricq
Pagney derrière Barine, 54200 France
+ Google Map